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Avec 3 nouvelles recrues sur le terrain, l'Amiens SC s'est imposé en coupe de France contre Guingamp (2-1), pour le bonheur de ses supporters ! Le retour vers la victoire serait-il une résolution pour 2008 ? Petit tour d’horizon de la presse locale et nationale… |
www.amiensfootball.com :
"L'année 2008 a bien commencé pour les joueurs de l'ASC qui ont éliminé Guingamp en marquant un but par mi-temps par Buengo et Fiorèse. Certes, ce succès n'a pas été facile à obtenir mais on louera la volonté, l'esprit de corps des équipiers de Joël Sami. On espère que cette victoire va permettre de retrouver la confiance et ce dès vendredi prochain, pour le déplacement de Troyes.
La Licorne est sûrement à l'occasion des 32e de finale le cadre d'une des rencontres qui, à priori, s'annonce comme devant être très équilibrée. On se souvient qu'en Coupe de la Ligue voici quelques mois, l'ASC ne l'avait emporté qu'au cours de l'épreuve des tirs au but, Benvegnu réussissant une série d'arrêts déterminants.
Comme prévu, Ludovic BATELLI aligne d'entrée ses trois recrues : Pappas en défense, Tourenne dans le milieu et Fiorèse en attaque mais le public n'est malheureusement pas très nombreux.
Le banc amiénois est très fourni et on devine la concurrence qui va s'établir au cours de cette seconde partie de compétition. A Guingamp, Colleau et Suarez ne sont pas mécontents de revenir à la Licorne où ils ont gardé de bons souvenirs.
Pour les Amiénois, le match débute bien puisque Titi Buengo bénéficie d'une erreur défensive adverse pour s'enfoncer dans l'axe central et calmement, il trompe Gauclin : 1-0 (3e).
Ce but libère les Amiénois qui font bien circuler le ballon, le plus souvent à une touche. Ils veulent aller de l'avant mais se font parfois prendre au piège du hors-jeu Et pourtant, contre toute attente, sur un coup-franc tiré par Savinaud, Suarez en embuscade dévie de la tête et la balle rase le poteau et entre dans le but de Benvegnu : 1-1 (13e). Les Bretons reviennent donc à la hauteur des Amiénois qui à leur tour connaissent une période de doute et ce en dépit d'un tir trop enlevé de Buengo (24e) et d'une tête plus rasante de Sami (32e). Un coup-franc à ras de terre de Boche manque de surprendre Gauclin qui doit s'y reprendre en deux temps avant de s'emparer du ballon (40e). Juste après, Fiorèse rate son face à face avec le gardien breton et la mi-temps survient sur ce score de parité : 1-1.
La deuxième mi-temps débute aussi bien pour les Amiénois qui vont inscrire un 2e but par Fiorèse qui marque en force en exploitant une passe de Pappas (51e) : 2-1.
L'ancien Marseillais rate de peu le 3e but alors que Giresse voit son lob repoussé sur la ligne par Le Lan. Les joueurs de Guingamp subissent alors la pression amiénoise et sur le côté droit, on remarque les percées de Pappas tandis qu'un coup-franc de Giresse effleure la barre (67e).
Le match devient de plus en plus tendu avec de nombreuses fautes, surtout du côté de Guingamp.
Toutefois, Guingamp ne s'avoue pas vaincu et se crée des situations dangereuses tandis que Fiorèse est remplacé par Lahaye (75e). Benvegnu repousse en corner un tir cadré de Rivière (78e) et les Amiénois obtiennent leur billet pour les 16e de finale. Avec l'espoir de recevoir cette fois, un grand de L1."
www.lunion.presse.fr :
En décrochant son premier succès depuis trois mois, Amiens s'est donné du baume au cœur avant de replonger dans les tourments du championnat.
QUALIFIEE pour les seizièmes de finale, la troupe à Batelli a remporté samedi sa première victoire depuis le 5 octobre (2-1 contre Sedan). C'est beaucoup et peu à la fois.
Beaucoup puisque ce succès fait un bien fou à l'ASC qui commence l'année par un bol d'air salutaire au vu de ses difficultés en championnat.
Beaucoup encore car les Picards ont su retrouver, selon le mot de leur coach, un « esprit de combat » qui les fuyait désespérément.
Beaucoup enfin pour une équipe – enfin – presque au complet et qui incorporait au coup d'envoi ses trois recrues du mercato.
Si celles-ci manquaient de compétition et de repères, le premier aperçu de ce lifting hivernal s'est avéré plutôt intéressant. Avec son but, Fiorèse, déjà adopté par la Licorne, a rappelé qu'il savait encore marquer.
Tourenne et Pappas ont tenu tout le match, ce qui n'était pas forcément prévu. Plus discret que son collègue ratisseur de ballons Mulumbu, le premier, assez discret, a rendu une première copie correcte.
Pappas a de son côté connu une première mi-temps difficile, notamment pris de vitesse par l'ancien Amiénois Suarez sur le but guingampais, avant de sembler moins perdu en seconde, jusqu'à prendre régulièrement son couloir droit et adresser le centre décisif à l'ancien Marseillais. Mais ces motifs de satisfaction ne doivent pas occulter que la qualification est surtout due à une grossière faute de rigueur et deux entames catastrophiques de la défense des Rouge et Noir. Saad et Le Lan offraient le premier
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but à Buengo avant que le même Le Lan laisse Fiorèse se retourner et ajuster Gauclin sur le second.
« L'équipe qui a gagné est celle qui a fait le moins d'erreurs. Alors que nous n'étions pas dominés, le second but nous a coupé les jambes », regrettait Victor Zvunka.
Par l'agitation de Suarez et Soumah, la défense amiénoise a, à de multiples reprises, fait preuve de fébrilité et de placements approximatifs, obligeant Benvegnu à se mettre en valeur. A l'exception de courtes périodes, Amiens n'a pas su prendre le jeu à son compte.
En leur décharge, la détérioration progressive de la pelouse, véritable champ de patates dans un dernier quart d'heure jugé « laborieux » par Batelli, a largement favorisé le déchet technique des protagonistes.
Au final, si cette rencontre à l'intensité très inégale fut riche en occasions de part et d'autre, le nombre de celles causées par une vitesse d'exécution véritablement décisive est resté famélique, à l'instar du duel raté par Fiorèse suite au décalage de Buengo (38e).
A la sortie des vestiaires, l'heure n'était cependant pas à bouder son plaisir côté picard. Régénéré par la trêve,
l'ASC est déjà assuré de faire aussi bien que l'an passé en Coupe de France et peut surtout préparer sereinement un périlleux déplacement à Troyes vendredi, premier des dix-neuf combats à mener pour se maintenir. Délicat mais largement à sa portée."
www.guingamp.maville.com :
"Des erreurs en défense, des occasions manquées en attaque, les Guingampais n'ont pas fait montre d'une grande efficacité. Et ils quittent la Coupe encore une fois très rapidement.
Fin de l'aventure. Mais avait-elle déjà débuté ? En éliminant deux clubs au statut amateur aux 7e et 8e tour, en l'occurrence l'AS Vitré (CFA) et Drancy (DH), on peut raisonnablement en douter. Comme les saisons précédentes, Guingamp ne sera donc pas allé bien loin en Coupe de France, compétition souvent source de passions. Voilà désormais cinq saisons que les Guingampais n'ont pas atteint le stade des 16es de finale. Que ce soit en 2008, en 2007, en 2005 ou en 2004, la route s'est arrêtée en 32es.
Pour trouver trace d'un petit parcours digne de ce nom, il faut donc remonter à la saison 2002-2003, avec une élimination en 1/8e par Angoulême aux tirs au but. Quant au dernier quart de finale, c'était en 1999, avec une élimination à Nantes. On est bien loin de l'épopée de 1973, quand Guingamp, alors en DSR, avait sorti successivement quatre équipes de D2. Certes, c'était une autre époque.
En concédant un premier but dès la quatrième minute de jeu samedi soir, les Guingampais n'ont évidemment pas mis toutes les chances de leur côté pour chercher la qualification. Mais c'est surtout la façon de prendre ce but qui fait mal, avec deux grossières fautes techniques. « Quand on commence un match, c'est pour le gagner » rappelle Victor Zvunka. Puis, alors que Guingamp était revenu au score, c'est une autre approximation défensive qui offre à Fiorèse l'occasion de briller. Occasion que l'ancien Costarmoricain n'a d'ailleurs pas manquée.
Ces erreurs défensives, conjuguées à d'autres qui n'ont heureusement pas corsé l'addition, sont bien évidemment les grandes leçons de cette rencontre. C'est d'autant plus étonnant que cela faisait quelques semaines qu'on n'avait pas vu autant d'erreurs en défense. Mais ceci n'est pas le seul enseignement de la soirée. Il y a tout de même eu du positif dans la prestation guingampaise. En témoignent les vingt bonnes minutes de la première mi-temps et la fin de la rencontre. Mais, comme trop souvent cette saison, les joueurs de Victor Zvunka n'ont pas su concrétiser ces deux périodes de domination. Les occasions n'ont pas manqué, mais l'efficacité fait toujours défaut. Un domaine qu'il faudra impérativement soigner pour obtenir un maintien plus tranquille. D'où l'attente que suscite déjà le Brésilien William.
L'entraîneur guingampais, tout en regrettant cette élimination, veut d'abord retenir l'état d'esprit affiché par les siens. « Après avoir été mené deux fois au score, on a eu la volonté de revenir. À plusieurs reprises, on aurait pu prendre l'avantage ou égaliser à 2-2, mais on n'a pas réussi par maladresse ou par manque de réussite. »
Cette détermination est effectivement de bon augure pour la suite. À condition de ne pas refaire les mêmes erreurs en championnat."
www.eaguingamp.com :
"Deux mauvaises entames de mi-temps auront eu raison des Guingampais qui s’inclinent logiquement face à Amiens. Eliminés pour la deuxième fois en Coupe cette saison par les Picards, les « Rouge et Noir » vont désormais se concentrer uniquement sur le championnat. En espérant obtenir le plus rapidement possible les points nécessaires pour assurer leur maintien.
Il n’y aura pas de 16èmes de finale pour les « Rouge et Noir » qui courent après depuis la saison 2002-2003. Il n’y aura pas la belle affiche tant espérée pour remplir le Roudourou. La Coupe de France c’est bel et bien fini pour cette saison. Et comme en Coupe de la Ligue, ce sont les hommes de Ludovic Battelli qui ont annihilé les espoirs bretons.
Difficile de commencer plus mal cette nouvelle année… A peine trois minutes étaient-elles jouées que Titi Buengo profitait d’une erreur de la défense costarmoricaine pour s’en aller tromper Guillaume Gauclin (0-1, 3’). Menés rapidement, les hommes de Victor Zvunka allaient avoir le mérite d'égaliser aussitôt. Un coup-franc de Nicolas Savinaud trouvait la tête d’un David Suarez opportuniste qui marquait (1-1, 13'). Le buteur breton confirmait ainsi son retour en forme et permettait aux « Rouge et Noir » de recoller au score. En cette première mi-temps les occasions étaient plutôt picardes et En Avant évoluait en contres. Titi Buengo ratait le cadre à bout portant (24’), un coup-franc d’Aurélien Boche était bien stoppé par Guillaume Gauclin (40’) qui devait s’employer encore quelques minutes plus tard pour remporter son "un contre un" face à Fabrice Fiorèse. Entre temps, les Guingampais s'étaient créés deux bonnes occasions sur une frappe de Cédric Liabeuf et sur un beau mouvement dans la surface picarde mais malheureusement ce même Cédric Liabeuf se retrouvait sur la trajectoire de la tentative costarmoricaine et contrait un ballon qui aurait certainement fini sa course dans les filets du but gardé par Benoit Benvegnu.
L’entame de la seconde période était une copie conforme de la première. L’ancien Guingampais Fabrice Fiorèse profitait d’une nouvelle approximation de la défense bretonne pour tromper Guillaume Gauclin et signer sa première réalisation sous ses nouvelles couleurs (1-2, 51’). Cette fois-ci, les partenaires de Nicolas Savinaud ne reviendront jamais. Pire, les « Rouge et Noir » sont tout près de concéder un troisième but mais c’était sans compter sur Arnaud Le Lan qui détournait la tentative de lob de Thibault Giresse sur sa ligne de but et sur la transversale qui repoussait un coup-franc du fils de l’ancien international tricolore. Côté breton, Richard Soumah dans la surface prenait sa chance mais son tir manquait de peu le cadre. C’est finalement Yohann Rivière, entré en cours de jeu, qui se procurait la dernière grosse occasion bretonne. Sa frappe en force dans un angle fermé obligeait le gardien picard à effectuer un bel arrêt (78’).
Une défaite assez logique pour les Guingampais, qui après une bonne première mi-temps ont éprouvé plus de difficultés en seconde face à une équipe amiénoise qui a parfaitement su profiter des largesses d’En Avant. Place désormais au championnat avec un déplacement délicat à Niort face aux partenaires de Romain Ferrier qui viennent d’éliminer le RC Lens à Bollaert.
La réaction de David Suarez :
« C’est toujours frustrant d’être éliminé en Coupe surtout qu’on avait une petite revanche avec Amiens qui nous avait déjà privé de Coupe de la Ligue. Je crois que ce soir on peut s’en vouloir. On prend des buts évitables. Mais l’équipe a montré qu’il y avait des ressources morales. Il faut continuer à travailler. C’est vrai que c’est un petit coup d’arrêt. Maintenant on va devoir se concentrer sur le championnat. La Coupe ça nous appartenait, c’était pour vivre une expérience. Certains joueurs l’ont gagnée dans ce vestiaire. C’est frustrant de perdre de cette manière. On a produit du jeu mais on se fait sanctionner deux fois sur des petites erreurs d’inattention collectives pas individuelles. On va repartir. On va essayer d’aller chercher un résultat à Niort. C’est frustrant de perdre deux fois en Coupe à Amiens cette année. Pour moi, les automatismes commencent à revenir, les appuis sont meilleurs, je suis plus frais physiquement. On ne revient pas de deux blessures graves comme ça du jour au lendemain. Il faut un an pour retrouver son niveau. J’estime que je peux encore progresser. Je suis à 75-80% de mes possibilités, de mon meilleur niveau. La confiance avec les buts fait que ça va aller. Maintenant, la concurrence est exacerbée dans notre groupe car il y a beaucoup d’attaquants. Il faut saisir sa chance quand on nous la donne. Maintenant, je me défonce, je travaille, je bosse pour moi et puis on verra. Pour l’instant ça réussi un petit peu mais je préfère ne pas marquer et que l’équipe gagne ».
La réaction de Yohann Eudeline :
« J’ai essayé de tout donner. Je suis un peu déçu car on a perdu. Après pour moi, j’ai repris du temps de jeu. J’espère que maintenant ça va aller progressivement. Ma blessure a été très dure à vivre parce que j’étais bien. C’est toujours difficile d’être arrêté. Après ça fait parti du métier, maintenant je reviens. Je vais tout donner pour qu’on s’en sorte ». "
Nicolas