Après une prestation indigne, l'Amiens SC concède sa 6ème défaite de la saison à Angers. Pour Rachid Touazi, c’en est trop ! Dans la page des sports du Courrier Picard (édition du 1er Octobre), il relance le débat sur la gestion du club et critique l’ensemble des personnes qui ne disent jamais rien et n’aident pas le club à grandir.
Après un début de saison catastrophique, les critiques ne cessent de pleuvoir sur les joueurs amiénois. Si les deux victoires engendrées d’affilée contre Boulogne (2-1) et Strasbourg (2-0) avaient redonné de l’espoir à l’ensemble des supporters, la défaite concédée samedi soir contre Angers est venue s’abattre comme un coup de massue sur la tête des amiénois. Après l’entraîneur amiénois à la mi-temps et en fin de match, après Mathieu Dubrulle sur l’antenne de France Bleu Picardie, après les supporters au stade et sur les forums d’Ascforever, c’est au tour de Rachid Touazi de piquer un coup de gueule dans le Courrier Picard (édition du 1er Octobre). Et tout le monde en prend pour son grade…
A commencer par le binôme présidentiel : "La quatrième place acquise la saison dernière laissait présager une saison 2007-2008 excitante mais pour bonifier le noyau de joueurs existant, il fallait un recrutement non pas clinquant mais plus expérimenté. Ce n’est pas le cas pour différentes raisons selon les interlocuteurs. Quitte à se répéter, la cellule de recrutement de l’ASC propose des noms dont des joueurs de L1 et de L2, mais elle n’a pas le pouvoir de décision. L’histoire se répète chaque saison. Financièrement, la gestion du binôme présidentiel est citée en exemple mais ils savent tous les deux qu’ils ne sont pas attendus sur ce terrain-là. Depuis plus d’une quinzaine d’années, ils courent après une montée qui s’est jouée à un point la saison dernière. Une saison extraordinaire qui a généré un bel engouement populaire vu les affluences en ce début de saison au Stade de la Licorne. Les dirigeants avaient demandé aux spectateurs d’être les supporters de la première et non de la dernière heure. Leur vœu a été exaucé mais en retour, le public peut se montrer frustré."
Une gestion jamais remise en cause malgré de nombreuses désillusions et un club qui ne supporte pas la critique. Pour Rachid Touazi, certaines personnes et notamment celles siégeant au conseil d’administration devraient apprendre à faire entendre leur voix et à taper du poing sur la table en cas de nécessité : "Attention, il faut accompagner l’équipe dans les moments difficiles selon certaines personnes bienveillantes alors que d’autres vont encore contenir leur colère en espérant une victoire lors du prochain match et une montée en Ligue 1 l’an prochain ou dans deux ans ou trois ans ou quatre ans, etc. A tous ces gens là, on a envie de dire de se révolter et d’arrêter de jouer les bénis oui-oui à la table du conseil d’administration où ils siègent. On a envie de leur dire de vider leur sac et de présenter leur démission s’ils ne sont pas d’accord avec la politique menée par les dirigeants depuis une quinzaine d’années. Ces « courageux en cols blancs » ne rendent pas service au club amiénois que tout le monde veut voir en Ligue 1. L’Amiens SC appartient à tout le monde y compris à ceux qui ne mettent pas un seul euro dans le club."
Quand les joueurs sont également remis en cause, seul l’entraîneur amiénois semble encore surnager : "Cette équipe amiénoise dérive dangereusement et ne trouve pas les repères nécessaires dans son jeu pour sortir la tête de l’eau. Son entraîneur a l’honnêteté d’assumer ses choix et de tenir un langage sans langue de bois. A Angers, il a eu raison de se sentir trahi par ses joueurs qui lui ont rendu une pâle copie. Il a dû se sentir seul et il l’était d’autant qu’aucun président n’avait le déplacement."
Rachid Touazi conclut finalement son texte en résumant les propos déjà tenus par de nombreux supporters ces derniers temps : "Ce club mérite d’être aimé mais de manière courageuse. Sinon, il faudra continuer à vivre dans le monde de « oui-oui » où tout va bien, où tout ronronne. Le monde des promesses et des non-dits."
L’heure de la rupture semble proche et il faudra aux amiénois une réelle volonté pour effacer un début de saison aussi difficile. Après cette dernière défaite, le coach amiénois n’a pas hésité à parler de « tristesse », « désunion », « honte », « apathie », « indigence » et « trahison ». Il faudra beaucoup plus qu’une simple victoire contre Montpellier pour se relancer définitivement mais pour espérer guérir dès que possible il n’y a qu’un seul remède efficace, enchaîner les bons résultats !
Baldé 1 passe Giresse 1 passe Kadir 1 passe N'Zonzi 1 passe
Météo des joueurs
Allegro Benvegnu Giresse Heitzmann Levrat
Baldé De Parseval Haaby Kadir Traoré Viator
Laurent N'Zonzi Raynier
Arrivées
Aït Alia Malek Allegro Samuel Baldé Abdoulaye Brillault Maxime Haaby Benoît Laurant Benjamin Viator Eddy
Départs
Begeorgi Fabrice Buengo André Titi Buron Antoine Fiorese Fabrice Hamed David Hernandez Stéphane Lahaye Tristan Mulumbu Youssouf Pappas Alexandros Perchet Gary Rabihou Amadou Sami Joël André Vairelles David
Sondage
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