De 1931 à 1961 :
Pour la saison 33-34, l’A.A.C. joue en 2ème division professionnelle. Le Red Star, Valenciennes, Strasbourg, Le Havre, Metz, Roubaix sont ainsi ses premiers adversaires mais les débuts de cette équipe amiénoise sont médiocres. Un manque de préparation pour jouer dans ce récent championnat est évident. De plus, le recrutement de joueurs en Autriche et en Hongrie n’obtient pas les résultats escomptés... Avec ténacité, le difficile apprentissage s’effectue tout de même petit à petit. Les TALLEYRACK, TAISNE, ILLIET, LESIEUR ou BALAVOINE parviennent ainsi à classer le onze amiénois à la 8ème place à la fin de cette première saison professionnelle.
Amiens 3-2 Montpellier, les amiénois BALAVOINE et DELMER en action
La saison suivante est tout aussi pénible puisqu'Amiens termine la saison 12ème sur 14. Le Président DE BULTER et ses associés décident donc d'engager, pour la saison 35-36, des joueurs de bon niveau. C’est le cas pour HANKE et KELLINGER qui vont faire hisser le club dans les toutes premières places. La montée en 1ère Division ne sera toutefois pas possible...
Après une dernière saison où les trop nombreux matchs nul font capoter tout espoir de maintien, c’est déjà la fin de la première expérience professionnelle. Les finances du club étant défaillantes, l’A.A.C. redevient un club amateur. Il joue en Promotion du Nord, puis en championnat de Picardie durant les deux saisons qui précèdent la guerre. En mai 1940, le stade MOULONGUET subit des dégâts et beaucoup d’efforts sont nécessaires pour remettre le tout en marche. Pour la saison 41-42, l’A.A.C. est présente dans un championnat de 12 équipes. Malheureusement, ces adversaires (Bordeaux, le R.C. Paris, Reims ou encore Rouen) possède la pointure au-dessus et le club picard termine lanterne rouge du championnat. Amiens fait toutefois beaucoup mieux la saison suivante : Louis FINOT entraîneur-joueur pour la saison 42-43 avec GRAVA, GALLND, BOHOMME, CARDON comme coéquipier fait mordre la poussière à Fives, Sochaux, Rouen et Rennes.
Après la Libération, dès la saison 45-46, le président JACOB obtient la participation de son club à un championnat pro de 2ème Division. Le club se maintient ainsi durant 7 saisons mais, à la fin de chacune des saisons, les classements sont le plus souvent médiocres. Jamais le club ne sera en mesure de pouvoir accéder à la 1ère Division. Pourtant de bons entraîneurs sont engagés, en particulier BRAUSTEIN et ANDRÉ RIOU. Ce dernier obtient même les meilleurs résultats. Une quantité importante de nouveaux joueurs arrive au club. Nous pouvons citer notamment les ALBANESI, DELÉGLISE, SALEMBIER, QUINO, BOURSON, HARDUIN, Jean MOKOWSKI... Massés autour du terrain, les supporters prennent beaucoup de plaisirs et le stade connaît de grosses affluences. Les matches contre le Stade Français, contre Nice ou Sochaux qui est défait le 18 février 1947, en sont la parfaite illustration.
Malheureusement les bons moments s’arrêtent à la fin de la saison 51-52. Encore une fois, Amiens redevient un club amateur. Celui-ci ne retrouvera le statut professionnel qu’en 1992. Ainsi l’Amiens A.C. puis S.C. devient un club amateur pendant 40 ans. Il joue d’abord en Promotion d’Honneur (1952-1953 et 1953-1954) puis en Division d’Honneur (1954-1955 à 1956-1957) et accède au Championnat de France amateur le 28 avril 1957. La consécration méritée pour cette excellente équipe où brillent les HARDUIN, BRAUN, JANY, FEUILLETTE, FALIZE arrive le 3 mai 1959 après sa victoire sur l’Arago Orléans. Ainsi l’Amiens S.C. est champion du groupe Nord du championnat de France amateur.
Pour la saison 59-60, Jean MANKOWSKI devient l’entraîneur à la place de HARDUIN remercié malgré de probants résultats. Une descente en Division d’Honneur clôture la saison 60-61, la dernière jouée sous les couleurs de l’Amiens Athlétic Club. En effet, une fusion avec Amiens Sports signée le 21 septembre 1961 donne naissance à l’Amiens Sporting Club...